Dimanche 21 décembre 2008




J’ai écrit toute une série de fragments que je ne montrerai jamais à personne. Sur ma mère, sur mon enfance, sur mes difficultés présentes avec elle. J’ai tout dit, même ce qui ne se dit pas, et j’ai protégé mon document avec un mot de passe.

Pourtant, j’ai écrit ces fragments en imaginant un lecteur. J’ai cherché à me faire comprendre, à montrer plus qu’à dire, à décortiquer le réel. Ce lecteur imaginaire m’a aidée. Au lieu de me morfondre, j’ai pris du recul.

Par anne veillac
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Samedi 6 décembre 2008







J’avoue. Ce blog était juste un exercice au départ. Je voulais en créer un avec mes élèves, mais il fallait d’abord que je saches faire, d’un point de vue technique.

Finalement, je me prends au jeu. Ça sert à quoi de publier des textes si l’on n’est pas lu ?

 



Samedi dernier, j’avais le cafard. J’ai ouvert mon ordinateur. Incapable d’écrire, alors je suis allée sur Internet. Pas par envie véritable. Par nécessité. Je me sentais ridicule de m’accrocher à des chimères. J’ai passé au moins deux heures derrière l’écran. Je savais que, si je le quittais, le cafard allait revenir, en force. Je suis allée sur des forums de discussion. J’ai consulté des blogs. Quand je suis tombée sur quelque chose qui me plaisait, j’ai laissé un commentaire. Et puis j’ai trouvé un blog sur lequel je suis restée longtemps. Comme en voyage. En le fermant, je suis allée voir d’autres sites, au hasard. Un peu en somnambule aussi, incapable de quitter l’écran. Toujours ce maudit cafard.


Cette nuit là, j’ai eu une insomnie. J’ai fini par me lever, aller manger du chocolat et je me suis assise pour boire. A travers les trous des volets, j’ai vu des scintillements. J’ai repensé au blog que j’avais visité.


Je m'étais nourrie du monde intérieur des autres.

 

Par anne veillac
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Samedi 29 novembre 2008


Ce soir j’ai le cafard. Je me dis que je vais écrire. Mais ça ne change rien. L’écriture n’est pas une consolation.

Par anne veillac
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Samedi 22 novembre 2008




Mes nuits d’insomnie, j’essaie de me lever, d’aller boire un verre, de regarder la télévision, de lire ou bien d’écrire.

Une nuit, je n’avais pas envie d’allumer la lumière. La télé aussi me paraissait trop lumineuse. J’ai pris une feuille, un crayon et j’ai écrit, dans le noir. J’ai essayé de bien former mes lettres. Et le sommeil est venu.

Le lendemain, j’étais étonnée de pouvoir me relire.

J’ai renouvelé plusieurs fois l’expérience, sauf que j’ai jeté tout de suite mes textes. Je savais que je ne les aimais pas et que je ne le aimerai pas. Qu’importe… Je les avais juste écrits pour trouver le sommeil.

Je me demande si je suis la seule à faire ça : écrire dans le noir. Il doit bien y avoir quelqu’un dans le monde… Bien que… l’idée d’être la seule ne me gêne pas. C’est ma singularité.

Par anne veillac
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Lundi 17 novembre 2008






Je l’ai déjà dit ici : je n’écris pas que sur l’écriture. J’écris aussi des histoires. Les plus courtes possible. Je m’inspire de ce que je vois dans la rue, en voyage, dans le métro, dans un parc, dans un magasin. Je vois quelqu’un et il devient un personnage. Je vois un groupe de personnes et cela devient une situation. Je pioche ici et là des idées pour de nouvelles histoires. Dernièrement, c’est en allant sur un blog que j’ai eu envie d’écrire. Le texte qui en est sorti n’est pas celui que je préfère mais je pense qu’il a sa place ici. Et puis Greg me l’a demandé (lui, c’est l’auteur du blog qui m’a inspirée). Vous pouvez cliquer sur son site, à droite : Un soir parmi les autres.

  

Aimant

Lu sur Internet, dans un blog : « aimé parce qu’aimant ». J’y repense souvent  à cette phrase. Dans la rue en marchant. En me lavant les dents. En mettant du pain dans le toaster. Est-ce que c’est parce qu’on est aimant qu’on est aimé ? Cela paraît si simple. Il suffit de donner et l’on reçoit en retour.

Et toutes ses femmes amoureuses qui tombent sur des hommes qui ne les aiment pas assez…? C’est peut-être qu’il ne faut pas confondre être amoureuse et être aimante. Ou bien l’explication est ailleurs. C’est parce que ce sont des femmes. C’est différent pour les hommes. Un homme aimant est aimé. Ça doit être ça. Si je n’aime plus mon mari c’est qu’il n’est pas aimant. C’est simple. Mathématique. Et mon oncle Fernand alors ? Toujours amoureux de sa femme après plus de trente ans de mariage. Attentionné, gentil, généreux, patient. Et elle, toujours à l’envoyer balader…

Alors, aimé parce qu’aimant ? 

Par anne veillac
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